

Depuis l’aube des temps, l’Homme ressent le besoin de communiquer avec ses semblables et de manifester ses émotions. Très vite, il se rend compte de la place primordiale du son dans cette recherche, et de la nécessité qu’il y aurait à en prendre la maîtrise, à le créer, à le moduler à volonté pour en faire un moyen d’expression utile et harmonieux.
Son intelligence l’entraîne à imaginer, fabriquer et perfectionner, au cours des siècles, de nombreux instruments à « percussions », dont le tambour, sous des formes diverses et des évolutions variées, demeure le symbole emblématique.
A travers les âges, les civilisations et les cultures, il accompagne, tant dans le quotidien que dans les grandes épopées, la vie des hommes et des femmes qui peuplent cette planète.
Il prévient du danger, il rythme la danse, il conduit à la guerre ou célèbre la paix retrouvée. Partout dans le monde, il vibre à l’unisson des émotions des peuples, et la jeunesse d’aujourd’hui en fait une pièce maîtresse de son expression culturelle.
Voici donc pourquoi notre 28ème Festival a choisi, une fois n’est pas coutume, de rendre hommage à la grande famille des « tambours du monde » qui, du bara africain au chang du Rajasthan, de l’ingoma rwandais à l’isigubu d’Afrique du sud, du kilaut des Inuits au tapan serbe, du djembé international au taïko japonais ; des congas d’Amérique du sud aux bombos portugais, conduiront la danse pour cette édition.
Diversité des instruments, diversité des peuples, diversité des cultures, même vocation à accompagner la vie.
